Hôtel de Salm - Palais de la Légion d'HonneurRestauration et aménagements d'un Hôtel particulier

HistoireConstruction initialeHôtel de Salm - Palais de la Légion d'HonneurParis, 4e arrondissement, FranceLivré2025

L’Hôtel de Salm, situé sur la rive gauche de la Seine, en face du musée d’Orsay, est un chef-d’œuvre de l’architecture néoclassique du XVIIIe siècle. Construit entre 1782 et 1787 pour le prince Frédéric III de Salm- Kyrbourg, ce palais se distingue par son élégante colonnade, sa cour d’honneur et son décor raffiné inspiré de l’Antiquité.

Réquisitionné pendant la Révolution française, il devient en 1804 le Palais de la Légion d’Honneur, siège de la prestigieuse institution fondée par Napoléon Bonaparte. Détruit par un incendie en 1871 lors de la Commune de Paris, il est fidèlement reconstruit sous la Troisième République. Aujourd’hui, il abrite toujours la Grande Chancellerie de la Légion d’Honneur ainsi qu’un musée consacré aux ordres de chevalerie et aux décorations françaises et étrangères.

Faits Historiques

1782-1787
Construction de l'Hôtel de Salm pour le prince Frédéric III de Salm-Kyrbourg
1790
Réquisition pendant la Révolution
1804
Conversion en Palais de la Légion d'Honneur par Napoléon
1871
Palais incendié pendant la Commune
1871-1914
Reconstruction sous la Troisième République
L'Hôtel de Salm en construction, huile sur toile, peintre inconnu, vers 1786, musée Carnavalet
1. Porte cochèreRenaissance, Hôtel particulier, Équipement techniqueHôtel de Salm - Palais de la Légion d'HonneurParis, 4e arrondissement, FranceEn cours2025

Pour répondre aux besoins administratifs croissants, un bâtiment annexe est édifié en 1865 par l’architecte Lejeune, lors du percement de la rue de Solférino et restaurée après l’incendie de mai 1871.

C’est par ce bâtiment que se font les accès quotidiens des personnels de la Grande Chancellerie. La porte cochère, qui s’inscrit dans cette architecture néo-Louis XVI, est donc fortement sollicitée.

Elle présente aujourd’hui des signes de faiblesses, et les systèmes de motorisation et d’automatisation, ajoutés en plusieurs phases sur la porte d’origine montrent régulièrement des défauts de fonctionnement qui nuisent à la fluidité des accès sur ce site sécurisé.

Après neutralisation des dispositifs de sécurité dans une journée, la porte cochère est déposée ainsi que son imposte pour une restauration en atelier afin de protéger la santé des compagnons et de minimiser les risques de contamination au plomb du site.

Un décapage permet le désengorgement des moulures et sculptures. Les heurtoirs, quincailleries et tous les éléments de serrurerie décoratives sont déposés et restaurés soigneusement en vue de leur repose.

Une restauration fine des bois est faite. Les dispositifs de serrures manuelles et les équipements de condamnations sont incorporés dans des rainurages et dans l’épaisseur des vantaux au maximum pour garantir une meilleure intégration des éléments techniques.

A l’issue de l’examen des dispositifs existants, et au regard de la fragilité des principes de bras articulé, un nouveau système de motorisation encastrée dans le sol est proposé. Les portes reposent sur des pivots actionnés par des moteurs enterrés qui soulagent la structure des portes en limitant les efforts de torsions à l’ouverture. Ce système implique la réalisation d’une longrine et l’installation de moteurs encastrés dans le sol.

La porte cochère est remise en place et raccordée au système définitif. La teinte est déterminée suivant les résultats de l’étude stratigraphique prévue au moment de la dépose en atelier de la porte.

Infos

Client
Grande Chancellerie de la Légion d'Honneur
Année
2025
Statut
En cours

Partenaires

Laurent Taillandier
Economiste de la construction
Bucci & Partners
BE structure et réseau électrique
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