Hôtel de ChalaisRestauration et aménagement d'un hôtel particulier
L’hôtel de Chalais, également connu sous le nom d’hôtel de Sainte-Aldegonde, est probablement construit au début du XIIIe siècle dans un agencement entre rue et cour. Son élégante façade sur rue marque par sa composition en seulement trois travées portées par trois arcades en plein cintre qui englobent le rez-de-chaussée et l’entresol.
Apparu sous la Régence, le goût pour les petits appartements aménagés à l’entresol s’illustre dans cet hôtel où subsistent de nombreuses boiseries Louis XV et décors peints en remarquable état de conservation. Ces petites pièces offraient en effet bien plus de confort en hiver.
Dans les premières décennies du XXe siècle, le corps de logis fut surélevé de deux niveaux, gagnés dans le versant de toiture sur cour. Cette surélévation fut largement remaniée dans les années 1930, avec la création de grandes baies éclairant un atelier vers l’ouest.
Les façades sur rue et sur cour, ainsi que l’escalier avec sa rampe en fer forgé, sont inscrites par arrêté du 30 novembre 1955. L’immeuble est soumis au périmètre du Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur du 7e arrondissement.
Le projet comprend le remplacement à neuf ou la révision des menuiseries en fonction de leur caractère patrimonial et la restauration des façades en pierre-de-taille et des serrureries.
Faits Historiques
- XVIIIe siècle
- Début de la construction de l'Hôtel de Chalais
- XXe siècle
- Surélévation de deux niveaux
- 1930
- Remaniement de la surélévation
- 1955
- Inscription des façades et de l'escalier principal à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques

En dehors des lourdes modifications effectuées en partie haute, l’hôtel de Chalais présente un état d’authenticité remarquable. Son état sanitaire n’est pas préoccupant mais l’usure générale des matériaux et des interventions précédentes justifie une campagne générale de restauration permettant d’en assurer la conservation et d’en améliorer la présentation.
On distingue plusieurs types de dégradation dont plusieurs fissures qui ne semblent cependant pas présenter de péril. Les maçonneries présentent un bon état de conservation à l’exception des parties basses, plus soumises aux agressions extérieures, touchées par des épaufrures et desquamations. Les rejointoiements sont pour certains très visibles, soit trop blancs, soit trop orangés. Certains rejointoiements sont constitués de mortier hydraulique (ciment) peu adapté pour assurer la pérennité des maçonneries. Enfin l’ensemble présente un état d’encrassement avancé. Les menuiseries et ferronneries bénéficient également d’un état correct de conservation, y compris les menuiseries du XVIIIe siècle, qui présentent cependant, pour certaines, des marques d’infiltration. De nombreuses baies ont été modifiées.

Le projet de restauration permet de mettre en valeur l’intégrité du bâtiment XVIIIe qui a souffert des campagnes de restauration et de modification postérieures.
Le projet prévoit un ravalement et un nettoyage par micro-abrasion des pierres de taille ainsi que leur rejointoiement. Les joints sont repris dans leur totalité. Les gros bouchons ou ragréages disgracieux sont curés de manière à être mieux intégrés. Les modénatures et les sculptures sont également consolidées et nettoyées.
Les menuiseries sont déposées, répertoriées et classées selon leur valeur patrimoniale. Les menuiseries du XVIIIe siècle sont révisées et remises en place là où les menuiseries plus récentes et endommagées sont remplacées par des menuiseries neuves au dessin cohérent avec le reste de la façade. Les menuiseries modifiées sont remaniées pour retrouver leur composition d’origine, notamment par la restitution des petits bois disparus.
Infos
- Client
- SNC 102 BAC
- Année
- 2024
- Statut
- En cours
Partenaires
- Historien
- Manufacture du Patrimoine
- Bureau d'étude structure bois
- ECSB






